DEUXIEME JOURNEE : 26 MARS 2008
Audition du docteur KNTZ., Pharmacien d’Illkirch
Commis pour des expertises toxicologiques, il a recherché dans les cheveux des traces de stupéfiants et de cannabis. Il a réalisé cette recherche le 17 juin 2005 et n’a rien trouvé ni chez Tania, ni chez Sophia. Il livre le détail de sa recherche : le matériel qui lui était fourni l’était en faible quantité et avait déjà servi à d’autres expertises. Pour lui, le filament trouvé dans les doigts de Sophia a peu de chance d’être un cheveu.
L’avocat général l’interroge au sujet de ce filament pour savoir s’il s’agissait, oui ou non, d’un cheveu. Il objecte que ce n’était pas l’objet de sa recherche mais que, selon lui, il s’agirait d’un cheveu ou d’un filament de tapis. Mais, pour décider de cette question, il aurait fallu utiliser un microscope électronique.
Maître BUJOLI demande le rapport de cette intervention, avec la recherche de culpabilité, tout en confirmant ne pas vouloir prendre la place du Président.
Sur ce, le Président invite Mme Tania PARNISARI à se lever pour répondre de ses relations avec M. MSTTT.
Ils habitaient le même quartier. Leurs enfants jouaient ensemble en 1996-1997. Il a ouvert un magasin. Sa femme arrive et Tania découvre qu’il était avec elle. Les histoires ont alors commencé :
- Il me mentait, j’étais trop naïve, il avait deux enfants et sa femme était enceinte du 3ème.
Cette femme parle de Tania en mal et Tania va la trouver pour arrêter de se voiler la face. Elle a l’impression d’avoir été abusée depuis le début de sa relation. Tania montre à cette femme des photos et cette dernière refuse de perdre son temps avec des « conneries ». Des coups de fils s’en suivent. Le Président lui demande si elle a déjà menacé de mort cette femme.
Le brigadier SCHWTZR De St louis déclare qu’il a du réaliser trois interventions. La relation adultère finit par être rompue, la femme de M. MSTTT est importunée à Noël, M. MSTTT se plaint, mais Tania n’est pas là. Deuxième appel du brigadier qui entend Tania menacer quelqu’un au téléphone en 2002, mais sa déclaration ne correspond pas à la réalité selon Tania.
Interruption du Président :
- On verra les déclarations de Mme BLM plus tard.
- Qui est à l’origine des reprises, interroge le Président
- Au début c’était les deux mais vers la fin c’était moi qui faisais … je justifiais, je l’appelais, il me manquait, répond Tania
- Pendant deux ans vous étiez hypocrite, interroge le Président.
- Oui mais lui aussi !
- On parle de vous, la reprend le Président. Pourquoi avoir fait des tentatives de suicide, interroge le Président.
- J’en avais marre, répond Tania.
Il reprend :
- Et cette course poursuite sur l’autoroute ?
- Il n’y a pas eu de course poursuite, dit Tania, il m’a parlé devant, une troisième voiture se trouvant derrière, qui voulait porter plainte : je l’ai convaincu de ne pas le faire.
Le Président s’acharne sur une sortie d’autoroute en affirmant qu’elle ne dit pas la même chose qu’avant. Ce à quoi elle objecte que M. MSTTT a eu accès au dossier pendant 3 ans. Il objecte que ce n’est pas le cas. Il n’a pas reconnu Camilla.
Le 10 mars 2003 elle l’invite pour son anniversaire. Le Président :
- Il vous arrache vos boucles d’oreilles.
- Oui, répond Tania
- Au premier procès, vous dites les lui avoir rendus
- Oui
- C’est pas la même chose, rétorque le Président.
- Même en détention, il me suivait, j’ai pensé qu’il avait des amis en prison, et même, il me l'a dit, reprend Tania.
- Si les enquêteurs n’ont pas de preuves, je vais leur en donner, affirme M. MSTTT
- Alors je vais aussi donner des explications sur toi, rétorque Tania. C’est prescription.
Tania confirme que M. MSTTT a fait des cambriolages avec sa voiture et son portable et que c’est ainsi qu’il la tenait. Le Président :
- Pourquoi ne pas avoir parlé auparavant ?
- Par peur des représailles, répond Tania
- De quels types ?
- Quand vous êtes frappée, vous avez peur et en détention je n’avais plus peur !
Cette journée n’était pas une journée normale pour Tania. Le Président lui demande de décrire une journée normale pour elle.
- A la fin, ils vont à l’école tous seuls, et le jour, ils vont chacun tout seuls à l’école.
- Depuis quel âge y allait-elle seule ? interroge le Président
- Depuis qu’elle prenait du caractère, répond Tania, au début je la laissais faire et la suivait, le C.P. est une phase de changement.
Pendant un mois et demi, Tania n’a pas fait grand chose avec eux car elle avait un bras cassé mais elle faisait de la patinoire, de la piscine, selon le temps et les moyens.
- Au retour de l’école que font-ils ? interroge le Président
- En général, un petit goûter, les devoirs que j’estimais pouvoir être faits. Je laissais passer les devoirs écrits. Ils se changent en rentrant, répond Tania.
- Vous aimez la propreté, objecte le Président
- A Brunstatt, ils se déchaussaient quasi-automatiquement, rétorque Tania
- D’une manière générale Sophia était –elle obéissante ? interroge le Président
- Elle était sage et obéissante, ça dépend, comme tous les enfants... Sophia était un amour d’enfant, franchement c’était un ange !
- Mais dans les jours précédents vous avez dû sévir, interrompt le Président
- Elle avait tapé par deux fois une fille ou un gars et je l’avais punie dans son lit les dimanches 2 et 9 mars.
Mickaël était le seul présent et raconte cela au retour de la place de jeu.
- Vous avez dit aussi que la dernière fois que vous l’avez grondée par rapport à ce sujet c’était le 10 mars, continue le Président
- Non je n’ai pas dit ça le 10 mars. Personne.
- C’est possible, une erreur de date… continue le Président.
- Je l’ai emmenée dans sa chambre, je l’ai grondée et invitée à réfléchir avant de revenir vers maman et je l’ai interdite d’aire de jeu et cette interdiction était de forme.
- Quant aux soins dentaires ? interroge le Président
- Je suspectais un abcès, je l’ai percé avec une aiguille mais il y avait encore du sang sur sa couette.
- Vous avez dû la maintenir et percer, avec quelle main ?
- La gauche, j’avais du tranxène pour le bras.
- Le 10 mars y avait-il quelque chose de particulier ou était-ce comme d’habitude ?
- Pour les enfants oui.
Tania a appelé M.STTT pour son anniversaire. Le Président :
- Sur ce dernier whisky coca, vous allez évoluer : aviez-vous déjà couché Camilla quand vous avez bu le dernier whisky coca ?
- Oui, répond Tania.
Tania parle de Mickaël et Sophia au moment du départ à l’école. Avant l’arrivée de M. MSTTT Tania avait mal à la tête. Il se comportait normalement.
Le Président relève systématiquement toutes les contradictions lors de ses déclarations successives...
- C’est parce que je laissais faire et j’avais honte, dit Tania
- Pourquoi n’avoir pas parlé de tout ça au premier jugement ? interroge le Président
- Car je ne voulais pas que M. MSTTT dise tout ce qu’il aurait pu dire à mon sujet, ça n’a rien à voir avec ma fille, j’avais pas envie d’en parler plus, mieux je n’avais pas envie de dire au monde entier que je vis tout ça ! ( Coucher avec M. MSTTT) vos questions ne sont pas importantes.
Le Président :
- Vos enfants sont rentrés ?
- Oui bien sûr, répond Tania.
- Vous étiez en train de dormir, alors que vos enfants rentraient ? Vous êtes K.O avant ou après le deuxième whisky-coca ? Après le départ de M. MSTTT ? demande le Président avec insistance, comme s’il la provoquait.
- Je défends mon innocence rétorque Tania.
- Vous vous couchiez avec Camilla ?
17h42 premier appel à la police : Sophia n’est pas rentrée.
- Pourquoi cette décision de contacter l’école avant la police ? demande le Président
- Car j’étais persuadée qu’elle n’était pas rentrée de l’école.
La cassette de l’appel téléphonique sous scellé est proposée à l’écoute mais elle ne veut pas marcher donc un journaliste prête son Dictaphone.
Le Président s’adressant au journaliste :
- Mais on ne vous paiera pas !
L’écoute :
PARNISARI Tania à Brunstatt, voix de Camilla ou de ..... , pantalon noir avec pull en laine, voix angoissée, en tout cas difficilement reconnaissable, elle indique qu’elle a déjà fait des recherches avant d’appeler la police et l’école lors de son deuxième appel, elle a effectué des recherches pour savoir si sa fille n’avait pas suivi une copine à l’école.
- C’est son habitude ? interroge le Président
- Non, répond Tania, mais vous ne pensez pas à ça.
La patrouille vient après des premières recherches. Tania :
- Je savais que je m’étais engagée dans une mauvaise direction car j’ai constaté alors qu’elle était rentrée, je m’excusais : elle était bien rentrée de l’école mais je ne la trouvais quand même pas…
Mme WF. Gardienne de la paix, la patrouille, les voit et les fait rentrer chez elle. Première question de la patrouille :
- Est-elle rentrée ?
- Non elle n’est pas rentrée.
Elle part au commissariat et les policiers interrogent Mickaël.
Maître BUJOLI demande d’intervenir et le Président refuse.
Me BUJOLI s’exclame :
- J’aurais de quoi vous surprendre !
- Vous dites donc qu’ils se sont trompés ? demande le Président
- Oui. dit Tania
- Quel est leur intérêt ?
- J’en sais rien. Sur le P.V., il est écrit ce que je fais d’habitude pas ce que je fais ce jour là.
- Selon vos souvenirs, à quelle heure avez vous téléphoné ?
- On ne peut pas dire d’heure, sauf pour le dernier ; je ne remets pas en cause la technique du commissaire.
- M. MSSR dit qu’à 23H30, c’est votre mère qui vous a appelée, puis revient en arrière et dit que c’est vous qui appelez votre mère.
Le Président ne cesse de la pousser dans ses retranchements en brouillant les esprits.
Le Président :
- Mais vous avez téléphoné à M. MSTTT à 16H39.
- Au départ de M. MSTTT, Mickaël demande à aller à l’aire de jeu et doit rentrer avant la nuit, mais s’il fait un détour ça ne lui est pas interdit.
- Mickaël rentrait-il avant ou après ?
- Une fois par jour, l’un rentre avant l’autre.
- Vous avez dit à Sophia d’aller à la rencontre de Mickaël ? Camilla marche et n’utilise plus la poussette, selon vous Mickaël et Sophia sont où ? Donc la poussette sert à chercher les courses. Premier appel 17H09, deuxième 17H42 : 33 minutes pendant lesquelles vous donnez des coups de téléphone à M. MSTTT pour signaler que vous ne trouvez pas la petite. Mais il ne prend pas les appels et sa boite vocale indique deux appels : l’un à 17h19 et l’autre à 17h28.
Il semble que Tania n’était pas chez elle pour ces appels, en effet deux relais fonctionnent : celui du 87 av. d’Altkirch et celui du Hasenrein, tous les autres sont relayés par celui proche du domicile.
- Vous avez dit ne pas avoir été à l’aire de jeu car vous ne saviez pas si elle était rentrée de l’école, reprend le Président
- J’ai déjà appelé l’école, cela ne signifie pas qu’elle soit rentrée.
- Le canal, vous connaissez, vous êtes déjà allée. Cet après-midi là, vous n’envisagez pas d’aller là-bas ? Vous allez au stade de foot ?
- Non il n’y a pas de logique quand on panique. Je recherche au parc avec ma mère puis je vais au commissariat.
Le 11 mars à 17H45, Tania déclare que vers 17H, un voisin promène son chien le long du canal.
Le Président :
- On n’a pas écrit ce que vous avez dit ? Le juge a- t-il écrit ce que vous avez dit ? Les avocats ont-ils laissé faire ?
- Ils ne notaient pas ce que je disais.
- Vous êtes vous rendue boulevard Stoessel ?
- Pourquoi cette question ?
- Ah, je ne sais pas, répond le Président, êtes vous sortie quand votre mère est sortie ?
Au commissariat Tania apporte des photos pour faire un avis de recherche MSR lui dit que c’est inutile, qu’ils vont aller chez elle avec les chiens. Il la rattrape dans les escaliers et lui fait signer un papier pour le corps de Sophia par la mère de Tania.
Morgue avec deux policiers et le beau-père :
- Que voulez-vous ?
- Voir ma fille.
Le visage est apparent : les journalistes font part de traces de strangulation.
Elle attribue les griffures au nouveau pan posé la veille. Le nouveau lit a été acheté grâce à l’aide de la CAF avec deux mois de réserve.
Tania a refusé de participer à la mise en situation qui ne passait pas par le chemin qu’elle voulait, de plus on voulait qu’elle manipule un mannequin et qu’elle l’emmène dans le ruisseau en 11 minutes 38s… MSSR avait oublié un tapis dans la chambre des petites.
M.DSS dépose qu’il a vu une petite personne avec une grande.
La codétenue TRF aurait eu des pressions de la police la menaçant d’une condamnation de 3 ans pour complicité.
La défense demande le déplacement de la cour. La partie civile y est opposée, d’autant plus qu’elle a refusé la reconstitution. Le Président réserve sa réponse et suspend l’audience.
Fin de la 2ème journée.