MON CRI D'ALARME A TOUTES LES MAMANS
Je suis maman.
J'ai encore deux enfants vivants.
Je suis enfermée
depuis bientôt 5 ans...
Je me suis laissée mettre en examen et en prison...
J'ai pensé que cela était indispensable à la manifestation de la vérité...
J'ai cru innocemment à ma libération rapide donc à ma mise hors de cause...
C'était sans compter sur le fonctionnement du système judiciaire : policier promu capitaine, procureur devenu chevalier de la légion d'honneur, codétenus transformés en accusateurs à la peine remise, juge d'instruction suivant le système au gré de ses mutations notables...
En quelques mois d'expertises avec contre-expertises tardives, de témoignages
sans contre témoignages,
j'ai compris que ma peine commencée dans la disparition de ma petite fille Sophia suivie de sa mort durerait longtemps encore...
Et j'ai pourtant cru au
non-lieu.
Je me suis battue avec les armes de la procédure pénale qui ne tolère pas la contradiction sur le fond.
J'ai espéré un
non lieu faute de preuves matérielles, de scénarios vraisemblables et de mobile. Il n'en est rien aujourd'hui.
Le système judiciaire pour se défendre de l'erreur et faire plus vrai s'est refermé sur moi en me condamnant pour
un crime que je n'ai pas commis, celui de mon enfant.
La condamnée que je suis (sauf voies de recours qui aboutiraient enfin) s'est levée hier devant la cour d'Assises pour un débat contradictoire.
Ma parole n'a rien valu, vu ma vie mouvementée qui m'a fait suspecter au départ de l'enquête.
La parole de mes accusateurs m'a valu 20 ans de prison.
Pourquoi leur parole pèse-t-elle plus lourd que la mienne?Pourquoi leur parole fait-elle foi contre la mienne?
Dans 20 ans Mickaël aura 34 ans, Camilia en aura 27 et moi 52...
Aujourd'hui je m'élève de tout mon coeur, de toute mon âme, de toute la force qu'il me reste pour mes enfants vivants sur la terre comme au ciel, de toute mon ignorance abusée par le service public de la justice pour clamer en mon âme et conscience devant Dieu et devant les hommes et sur mon honneur :
NON JE N'AI PAS TUE MA FILLE ! OUI JE SUIS INNOCENTE DE SA MORT ! Oui
je pleure intérieurement d'être condamnée.
Je pleure intérieurement d'être encore emprisonnée.
Je pleure la vérité bafouée et le temps gâché à mettre en
examen puis accuser, puis condamner
l'innocente que je suis alors que le coupable, lui, court toujours.Je vous alerte solennellement sur ce dysfonctionnement grave du système judiciaire qui m'accuse, moi maman seule au foyer, forcément sans alibi à l'heure du retour des enfants de l'école quand les papas travaillent encore et blanchit le coupable.
LE COUPABLE LUI COURT TOUJOURS AU MEPRIS DE LA VERITE, AU PERIL D'AUTRES VIES MENACEES DE RECIDIVE.
Merci si vous m'entendez de me soutenir comme vous le jugerez bon.
Je ne peux plus porter cette terrible épreuve seule. J'en appelle à vous. Je compte sur vous. Désormais pareil malheur peut s'abattre sur toute maman.
Merci de me contacter par l'adresse ci-après : elodie-cari@hotmail.com
Madame Tania PARNISARI , détenue
préventivement en la maison d'arrêt des femmes de Strasbourg, innocente et pourtant condamnée jusqu'à un juste jugement.
Fait à STRASBOURG le 05/12/2007 en la maison d'arrêt des femmes.
Pour faire et valoir ce que de droit, en toute justice et en toute vérité.
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